L’homme à qui je dois d’avoir retrouvé la mémoire

Je vous narre ici comment j’ai récupéré mes capacités de mémorisation grâce aux cours que m’a donné un grand pédagogue. Gratitude.

(5 mn de lecture)

En 2014, je désespérais.

Je souhaitais ardemment devenir formateur, auteur, conférencier mais je n’avais aucune mémoire et je sentais qu’il me serait impossible d’écrire quoi que ce soit ou parler en public sans ce précieux sésame que sont les capacités mnémoniques.

Je n’avais aucune mémoire ou plutôt, je l’avais perdue. Car, j’avais été, plus jeune, un excellent mnémoniste.

Par exemple, j’étais communiste dans mon enfance. Eh bien, je connaissais par cœur les 7 membres du secrétariat du comité central du Parti Communiste Français après le 23 ème congrès de 1979 : Georges Marchais, Charles Fiterman, Gisèle Moreau, Paul Laurent (le père de Pierre), Maxime Gremetz, Gaston Plissonnier, Jean Colpin (Merci à Wikipédia pour les 2 derniers))

Avec l’âge, les aléas de la vie, le manque d’entretien, j’avais pourtant perdu l’usage de cet outil précieux : la capacité à me souvenir des choses que j’apprenais.

Fâcheux pour quelqu’un qui souhaitait faire de la formation son futur métier, vous en conviendrez …

Je me dis alors que les choses ne pouvaient pas en rester en l’état.

Le déclic, je m’en souviens, fut la lecture d’un livre de sociologie : « La société malade de la gestion » de Vincent de Gaulejac.

Ce bouquin était difficile à lire. Et chaque fois que je le refermais, j’étais incapable de me souvenir de ce qu’il contenait.

Je me consolais en me rappelant avoir lu, dans l’un de ses livres, qu’à Simone de Beauvoir aussi, il arrivait de refermer un livre sans se rappeler de quoi il parlait. Si cela arrivait à une aussi grande dame, pourquoi ça n’arriverait pas aussi au petit monsieur que j’étais …

En même temps, je ne pouvais m’empêcher de penser que cet aveu était une coquetterie d’agrégée de philosophie et que ça ne pouvait me servir de viatique.

J’avais lu aussi, aux temps de ma (pas très) folle jeunesse, un passage de Montaigne où il évoquait sa mauvaise mémoire. Ce qu’il présentait comme une chance car on l’a tous appris :

« Mieux vaut une tête bien faîte qu’une tête bien pleine ».

Je suis persuadé d’ailleurs que nous sommes des milliers à nous réclamer de cette phrase pour justifier de nos intermittences du souvenir.

Mais si je voulais devenir auteur-formateur-conférencier, je ne pouvais tout simplement pas me satisfaire de ma mémoire défaillante.

C’est là qu’intervint le moteur de recherche de Google. Pendant quelques semaines, je cherchai sur le web des sites de techniques de mémorisation.

C’est ainsi qu’un jour, je tombai sur le site Neuropedagogie.com d’un certain Pascal Roulois.

Je lus les articles de son site sur la mémorisation mais ils étaient un peu complexes pour moi, car rappelez-vous : mes capacités mnémoniques étaient bien altérées. Et donc, je ne retenais pas grand-chose de ce que je lisais sur le site Neuropedagogie.com.

En désespoir de cause, je décidai d’appeler Pascal Roulois pour lui expliquer mon souci. Il me rassura, m’expliqua un certain nombre de choses et rdv fut pris pour mon 1er cours de mémorisation.

Comme Pascal Roulois vit à Tour et moi à Paris, nos cours se firent par Skype.

Je me rappelle l’adresse que je m’étais choisie alors : « jemesouviensplustresbien » en hommage à Jeanne Moreau (pas Gisèle … car Gisèle, pour ceux qui ont un peu de mémoire, n’était pas actrice mais dirigeante du PCF à la fin des années 70. Vous en rappeliez-vous ? Je l’évoque en début d’article. Si oui, vous jouissez d’une excellente mémoire ! Si non, …)

Je me rappelle aussi les deux premières choses qu’il m’ait dites :

« Apprendre, c’est mémoriser. »

Et aussi :

« L’information n’est pas la connaissance. L’information, c’est ce que délivre le formateur. La connaissance, c’est ce que s’approprie l’élève. »

La messe était dite. J’étais entre de bonnes mains.

J’avais été l’une des nombreuses victimes de l’enseignement post-68 qui considérait que dans l’apprentissage, seule compte la compréhension et que la mémoire compte pour rien.

Pascal allait remédier à cela. En quelques cours, il m’apprit à mieux lire, à mieux écrire, à mieux mémoriser et in fine à mieux penser.

C’est à lui que je dois la découverte du plan SPRI et tant d’autres choses encore tel le mindmapping.

Si aujourd’hui, je lis et écris autant, c’est grâce à lui.

Qu’il en soit remercié, ici.

 JC Heriche, le 28 janvier 2018

PS : Notre relation pédagogique se poursuit avec Pascal. Puisqu’en 2016, il m’a donné des cours de Critical Thinking Skills (CTS) qui est une discipline enseignée dans les facs US et qui consiste à découvrir la vérité des énoncés oraux et écrits grâce aux ressources de la logique. Depuis quelques mois, il continue ses cours de CTS mais en … anglais, histoire de créer quelques nouvelles connexions neuronales dans mon cerveau et aussi m’amener à parvenir enfin à m’exprimer dans cette langue !)

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